dimanche 6 mars 2016

6 mars 2016 - GY - 4ème dimanche du Carême - Année C

Jos 5,9a.10-12 ; Ps 50 ; 2Co 5,17-21 ; Lc 15,1-3.11-32

Les enfants, c’est formidable !

Les lectures que nous avons entendues sont vraiment faites pour nous aujourd’hui !

Vous avez entendu ? Jésus est critiqué par des gens qui croient avoir toujours raison et qui lui reprochent d’être accueillant à tout le monde, même à ceux que, d’habitude, on méprise.
Mais Jésus, leur raconte une histoire, une parabole. Et il leur explique que Dieu est comme le père des deux fils. Il les aime autant tous les deux. Et même si le plus jeune fait vraiment des bêtises, il l’aime quand même. Et il est triste de voir que le frère ainé boude et ne veut pas pardonner à son frère. Cela veut dire que Dieu aime tous les hommes, même ceux qui font des bêtises, et qui sont contre lui. Et il se réjouit quand un homme décide de revenir vers lui, même s’il part de très loin. Et il est triste quand il voit que des chrétiens ne savent pas pardonner à leurs frères.

Mais Jésus dit plus que cela dans sa parabole. Il parle aussi du baptême et de la communion.

Regardez... Le jeune fils, qui est parti de la maison avec son héritage. Qui a tout dépensé en faisant n’importe quoi. Le voilà qui revient comme un pauvre, comme un SDF, et qui dit à son père : « Papa, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ». C’est dur ! En fait, cet homme-là, c’est nous : ce sont tous les hommes depuis Adam. Vous vous souvenez, Adam et Eve, qui avaient été chassés du Paradis parce qu’ils avaient désobéi et menti à Dieu ? Hé bien, dans ce fils pauvre, c’est Adam qui parle à Dieu : « Papa, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ». Et que fait le papa, que fait Dieu, quand il voit que son fils revient ? Il est rempli de joie et il se précipite vers lui pour l’embrasser ; il l’habille avec le plus beau vêtement ; il lui met une bague au doigt et il lui met une nouvelle paire de sandales.

C’est comme au baptême. Au baptême, celui qui va être baptisé, est comme Adam. Et on le plonge dans l’eau, ou on lui met de l’eau sur la tête, comme si on le passait à la machine à laver : c’est quand le pauvre fils dit : « Père, je ne suis pas digne d’être appelé ton fils ». Mais le Père ne voit pas un pauvre, il voit son fils : il court vers lui, il l’embrasse. Quand on ressort de l’eau du baptême, on est ressuscité dans une nouvelle vie, comme si Dieu, tout à coup, nous prenait dans ses bras pour nous porter, nous embrasser. Etre baptisé c’est entrer dans les bras de Dieu.
Ensuite, au baptême, on reçoit un vêtement blanc, comme le fils est revêtu du plus beau vêtement. Et il reçoit une bague au doigt. Cela veut dire que le Père refait de lui un membre de la famille, il refait de lui son fils bien-aimé. Comme au baptême on devient fils de Dieu. Et le fils reçoit une paire de sandales, il ne reste pas pieds nus. Comme au baptême, on reçoit l’Esprit-Saint et la lumière. Non seulement, on devient un homme neuf, mais en plus, on devient un prêtre, un prophète et un roi : Dieu fait de nous des nouveaux Jésus ressuscités.
Et que dit le Père, après avoir ressuscité son fils ? Il dit : « Allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon Fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ». Ce festin, c’est une façon de parler de l’Eucharistie. Quand Dieu a refait de nous des fils bien-aimés par le baptême, il nous fait manger à la table du festin, à la table de la communion.

Tout à l’heure, les enfants, vous allez venir en procession avec les offrandes pour la messe : du pain, du vin, mais aussi tout ce qui fait votre vie quotidienne. C’est bien. Mais, à votre avis, quand le fils pauvre est revenu chez son père, qu’est-ce qu’il avait à lui offrir à ce moment-là ? Il n’avait rien. Il n’avait pas de vêtement, il n’avait pas de bijoux, il n’avait pas de chaussures. Il n’avait même plus son honneur…
Qu’est-ce qui lui restait à donner à son père ? Lui-même, presque tout nu, avec la confession de toutes ses bêtises... Comme Jésus s’est offert à son Père, sur une croix, avec toutes ses blessures. Et il n’avait rien d’autre.

Hé bien, quand nous venons à la messe, le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à Dieu c’est soi-même et toute sa vie, avec ses ombres et ses lumières. Et Dieu… ? Il attend, et il sourit.

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