dimanche 26 juillet 2026

26 juillet 2026 - LA MADELEINE - 17ème dimanche TO - Année A

 1R 3,5.7-12 ; Ps 118 ; Rm 8, 28-30 ; Mt 13,44-52
 
Chers frères et sœurs,
 
Comme dimanche dernier et celui d’avant, Jésus ne ménage pas ses disciples, et nous avec ! Parlant en énigmes aux foules, il tâche d’exercer les siens au discernement, à la sagesse du Royaume des cieux. Aujourd’hui, c’est l’examen final : « Avez-vous compris tout cela ? » « Oui ! », répondent les disciples ; ils ont bien de la chance, car l’enseignement de Jésus nous reste un peu mystérieux quand même... Essayons de comprendre quelque chose.
 
Tout d’abord… commençons par la fin ! Jésus dit que le scribe disciple du Royaume des cieux « tire de son trésor du neuf et de l’ancien ». Ici notre Seigneur assimile ses disciples à des scribes – non pas à des écrivains ou à des notaires – mais plutôt à de fins connaisseurs des Écritures, qui aiment à en déchiffrer les mystères. Il ne s’agit pas de n’importe quelle connaissance : non pas celle tirée de la raison, de la philosophie, mais plutôt celle plus large ou plus profonde qui vient du cœur. N’oublions pas, en effet, que dans l’évangile de Matthieu Jésus dit : « là où est ton trésor, là est ton cœur » et aussi « L’homme bon, de son trésor qui est bon, tire de bonnes choses ; l’homme mauvais, de son trésor qui est mauvais, tire de mauvaises choses. » Le trésor, c’est le cœur. Donc, le scribe disciple du Royaume, c’est l’homme qui lit les Écritures avec son cœur, parce qu’il aime Dieu, il aime sa Parole, sa Sagesse. Justement, Salomon avait demandé au Seigneur « un cœur attentif » pour gouverner son peuple et savoir discerner le bien et le mal.
 
Maintenant, revenons aux paraboles. Il y en a trois. Pour chacune d’entre-elles, le Royaume des cieux est comparable à quelque chose de différent : il est d’abord le trésor caché dans le champ, ensuite il est le négociant qui cherche des perles fines, et enfin il est le filet qu’on jette dans la mer.
 
Commençons par la parabole du filet, c’est la plus facile. Notre traduction a gommé quelques reliefs utiles pour mieux la comprendre. Le grand filet jeté dans la mer du monde « rassemble des poissons de chaque espèce », « de toute langue » dit saint Éphrem. Comme l’arche de Noé recueille des animaux de chaque espèce, le filet rassemble des poissons de toutes les nations. C’est l’œuvre de la prédication évangélique, de l’Église. L’Église qui rassemble dans l’unité est le Royaume. Jésus dit lui-même que lorsque le filet est rempli, les anges œuvrent comme des pêcheurs : ils ramènent le filet et trient les poissons. Ce tri est comme celui d’un collectionneur de pièces rares, qui les ordonne et les range, et qui écarte celles qui sont de mauvaise qualité. Notons que les anges sont à la recherche des poissons les plus précieux - les plus savoureux… (Sommes-nous donc beaux aux yeux des anges ?) Dans la parabole du filet, nous pouvons aussi retenir que nous autres chrétiens, nous travaillons avec les anges pour que les poissons provenant de toutes les nations soient pris dans le filet-Église et qu’à la fin ils soient choisis.
 
La deuxième parabole, celle du négociant, s’adresse justement aux croyants. Le croyant qui cherche une perle fine est déjà une première expression du Royaume des cieux. Mais qu’est-ce que la perle fine ? Le livre des Proverbes nous en donne la définition : « De l’or, il y en a ; des pierres précieuses, il n’en manque pas ; mais la parole intelligente, c’est perle rare ! » La Parole intelligente, le Logos en grec, le Verbe de Dieu dirait saint Jean : voilà la perle rare. Le négociant est un scribe qui scrute les Écritures en y cherchant la Sagesse, la Parole de Dieu. Et quand il l’a trouvé en Jésus, il abandonne tout, y compris son statut social dans le judaïsme à l’époque de saint Matthieu, pour se faire chrétien. N’oublions pas que la recherche du scribe est une recherche par le cœur plus que par le raisonnement. « Pierre, dit Jésus : est-ce que tu m’aimes ? – Oui, Seigneur, tu sais bien que je t’aime. – Sois le berger de mes brebis. » Tel est le négociant qui a trouvé la perle fine. Il vend tout ce qu’il a pour en faire l’acquisition. « Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » ; « Vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. » Voilà ce qui est promis à celui qui a trouvé la perle et qui en a fait l’acquisition.
 
Il reste la première parabole. Cette fois-ci le Royaume n’est plus celui qui cherche, le négociant, mais ce qu’il trouve : le trésor. Curieusement Jésus ne donne pas l’identité de l’homme qui trouve le trésor. Dans les vieux manuscrits araméens, il ne parle même pas d’un homme mais de « Celui » qui a découvert le trésor. Or quand un Juif parle ainsi, c’est qu’il parle de Dieu. Dieu a découvert un trésor, un cœur, dans un champ. Nous savons déjà que le champ, c’est le monde. Quand Dieu a découvert un cœur, il le cache, il le protège, il en prend soin, mais aussi, en le remettant en terre, il le plante pour qu’il fructifie, comme une semence de blé. Et que fait Dieu ? « Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède et il achète ce champ-là. » Dieu donne tout ce qu’il a – son Fils unique ; tout ce qu’il est – son amour, sa vie, sa miséricorde, pour racheter ce champ dans lequel se trouve son trésor : il rachète ce monde dans lequel se trouve son Église en laquelle il trouve l’amour de son cœur.
 
Et voilà que le cercle des trois paraboles est bouclé : le trésor bien-aimé caché dans le champ, c’est l’Église, c’est le filet. Mais ce filet, c’est aussi concrètement le cœur de tout scribe, de tout croyant qui aime Dieu et qui a découvert la perle rare, son Seigneur Jésus. Dans tous les cas tout se fait dans l’amour. Telle est l’œuvre de l’Esprit Saint, l’Esprit du Royaume des cieux.

dimanche 19 juillet 2026

19 juillet 2026 - GRANDECOURT - 16ème dimanche TO - Année A

 Sg 12, 13.16-19 ; Ps 85 ; Rm 8, 26-27 ; Mt 13, 24-43
 
Chers frères et sœurs,
 
Nous poursuivons la lecture du chapitre 13 de l’évangile selon saint Mathieu. Comme dimanche dernier, Jésus enseigne aux foules en paraboles – c’est-à-dire en énigmes – dont il réserve le sens véritable à ses disciples. Dimanche dernier, c’était la parabole du semeur, aujourd’hui c’est celle de l’ivraie. Deux autres petites paraboles ont été insérées entre la parabole de l’ivraie d’abord et son explication ensuite.
 
Saint Mathieu avait indiqué « dimanche dernier » que Jésus enseignant en paraboles accomplissait ainsi la prophétie d’Isaïe : « Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas », ce qui signifie que la Parole de Dieu venant en ce monde est inaudible ou aveuglante pour ceux qui n’ont pas vocation à la comprendre ou à la voir. Cela est réservé aux seuls élus de Dieu : les disciples de Jésus, les baptisés.
Aujourd’hui saint Mathieu s’appuie sur la prophétie d’Asaph le Voyant. Tout le monde sait qui est Asaph le Voyant… ! Avec le roi David, c’est l’un des prophètes rédacteurs des Psaumes – et pour nous aujourd’hui, le psaume 78 : « J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde. » On peut aussi le traduire de la manière suivante : « J’ouvrirai ma bouche en des comparaisons et je ferai jaillir des (choses) cachées d’avant le lancement du monde. » Ce verset est du miel pour cabalistes ! Comprenez la puissance et la profondeur de ce que dit Jésus. D’abord, Jésus dit qu’il est celui-là même dont parle le psaume : il est Dieu qui ouvre la bouche, par laquelle, par sa Parole, il fonde le monde, il lance le monde – la bouche de laquelle jaillit le monde, c’est-à-dire la vie. Ensuite, que dit le psaume et Jésus avec lui ? : « Je ferai jaillir des choses cachées d’avant le lancement du monde. » La Parole de Dieu va exprimer des choses jamais vues, qui n’ont jamais existé jusqu’à maintenant sinon dans la pensée de Dieu, mais qui n’avaient pas encore franchi les lèvres de sa bouche, qu’il n’avait pas encore fait venir à l’existence dans le monde. Or quelle est cette réalité cachée qui apparaît ? C’est la rédemption de l’homme, la résurrection de l’homme, la transfiguration de l’homme et de toute la création. En définitive, c’est la manifestation visible du Royaume des cieux – qui est la volonté initiale de Dieu, depuis toujours.
 
Nous voyons tout de suite que, si le bon grain est le symbole de cette volonté cachée de Dieu, révélée par Jésus, celle-ci a rencontré un gros obstacle dans le semis concurrent de l’ivraie, symbole du mal répandu dans le monde. D’où vient le mal ? Voilà la question qui se pose, dès que l’on évoque les origines du monde et la volonté de Dieu. Et partant, qu’en est-il en regard du Royaume qui se dévoile devant nous ?
Premièrement, de quel mal s’agit-il ? Dans notre traduction, nous lisons « l’ivraie », mais en hébreu c’est la « zizanie ». Il faut aller jusqu’au bout : que signifie en hébreu « zizanie » ? C’est en même temps la prostitution, la triche et l’infidélité. L’ivraie, la zizanie, a aussi la faculté de pousser exactement comme le blé – ce n’est qu’à maturité qu’on voit que ce n’est pas du blé. L’ivraie, la zizanie, est donc aussi figure d’hypocrisie. Plus encore, on a traduit zizanie par ivraie en latin, du fait qu’elle rend ivre ; elle tourne la tête ! Et pourtant son fruit est amer, immangeable, même pour les animaux… Voilà donc le tableau de ce que l’adversaire de Dieu a semé dans le champ du monde : la perversité qui sous de faux attraits, de réjouissances faciles, d’un moment, entraîne à la double vie et à l’infidélité, à Dieu d’abord, mais aussi à son prochain.
On comprend pourquoi les serviteurs du maître ne peuvent pas faire la part du bon grain et celle de l’ivraie avant la moisson : c’est que grains et ivraie sont entremêlés dans le monde, et en chacun de nous. Et comment trier entre deux hommes de belle apparence, si l’un des deux est hypocrite ? Seul Dieu connaît le cœur de l’homme et sa vie cachée.
La bonne nouvelle cependant, est que le bon grain est semé dans le champ avant que ne soit semée l’ivraie. Le royaume des cieux qui grandit dans le blé est antérieur à l’ivraie, et l’ivraie n’a pas la puissance nécessaire pour étouffer le blé qui monte. L’ivraie est en trop ; elle ne remplace pas. Le blé est toujours là ; il ne disparaîtra pas. Et même, il sera ramassé pour être conservé dans le grenier de Dieu, quoi qu’il arrive avec l’ivraie.
Je n’ai pas parlé de celui qui a semé l’ivraie. Notre traduction dit que c’est le diablediabolos en grec. Mais le grec a traduit ha-Satan en hébreu, c’est-à-dire « l’adversaire », « l’accusateur », « l’ennemi ». Qu’en est-il de lui ? On a l’impression que c’est un personnage inexistant : au commencement, il ne sort pas de la bouche de Dieu, il n’est pas du champ de Dieu. Et à la fin, quand on jette l’ivraie dans la fournaise, il n’est pas question de lui. Jésus n’en parle même pas. Parce que tout simplement, il est laissé là où il « n’est pas », en dehors du grenier de Dieu, c’est-à-dire dans le néant. Un néant qui brûle comme un feu.
 
Pour terminer, sur une touche plus positive quand même, il faut que je vous dévoile ce que vous ne voyez pas. Dans son enseignement, comme en arrière-plan, Jésus s’appuie sur le livre de Daniel, notamment sur la prophétie du chapitre 12 : « Alors les justes resplendiront comme le soleil. » Déjà, cette promesse est extraordinaire, mais Jésus va plus loin : il ne s’agit pas seulement de la rédemption des justes et de leur glorification ; il y a – dit Jésus – que ces justes, dans le Royaume, sont devenus les enfants de Dieu : Dieu est leur Père – c’est-à-dire qu’il ne les voit qu’à travers les yeux de son amour. Voilà le Royaume des cieux : l’avènement des fils de Dieu !

dimanche 12 juillet 2026

12 juillet 2026 - PESMES - 15ème dimanche TO - Année A

 Is 55, 10-11 ; Ps 64 ; Rm 8,18-23 ; Mt 13, 1-23
 
Chers frères et sœurs,
 
Ce dimanche, nous retrouvons Jésus dans son activité de prédicateur et d’enseignant. Dans un premier temps, il s’adresse aux foules. Saint Matthieu nous dit qu’il leur parla en « paraboles ». On devrait traduire ici en « langage symbolique », langage suffisamment hermétique pour que les foules ne puissent pas comprendre le sens véritable de ses propos. D’ailleurs, à la fin de son discours, Jésus les provoque en s’exclamant : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Nous sommes comme les disciples : nous attendions de Jésus qu’il s’exprime avec d’autant plus de simplicité et de clarté qu’il s’adresse à une multitude de gens ayant a priori peu de connaissances ; il n’est pas en présence d’une foule composée de scribes et de pharisiens… « Pourquoi donc leur parles-tu en paraboles ? » C’est le deuxième temps.
 
Jésus répond qu’il accomplit la prophétie d’Isaïe, laquelle n’est pas n’importe quelle prophétie : c’est la vocation du prophète. Dans le Temple, celui-ci a la vision du Seigneur assis sur son trône de gloire. De là, le Seigneur envoie son prophète proclamer en Israël une parole de purification. Cette purification est redoutable car, ne comprenant pas le message, les habitants du pays durcissent leur cœur et refusent de se convertir. Par conséquent le pays est ravagé et la population décimée. Même le petit reste survivant – annonce le Seigneur – sera détruit, abattu comme le chêne et le térébinthe, dont il ne restera plus qu’une souche. La purification est radicale ! Mais, dit la prophétie, « Cette souche est une semence sainte. » C’est la promesse d’un renouveau.
Donc, en s’adressant aux foules comme le prophète Isaïe devait s’adresser à Israël jusqu’à ce que tout soit détruit, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une souche semence sainte, Jésus montre que la situation générale n’a pas changé : les foules sont toujours incapables d’entendre la Parole de Dieu et de se convertir. Elles et leur pays sont donc voués à la perdition. Mais, par-delà ce jugement sévère, il demeurera une semence sainte, c’est-à-dire ceux qui ont entendu la Parole, qui l’ont comprise et l’ont mise en pratique jusqu’à porter du fruit : ce sont les disciples de Jésus. « Heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! » leur dit-il.
On pourra se souvenir qu’au moment où Jésus est abandonné de tous lors de sa Passion, il ne reste pratiquement plus personne à lui demeurer fidèle. Le véritable jour où tout est rasé et où il ne reste plus qu’une souche – Jésus dans son tombeau – est le samedi saint. Mais à l’aube du jour nouveau, des saintes femmes vont visiter ce tombeau, d’où renaît la vie comme d’une semence, semence d’Église et de vie éternelle.
 
Dans l’explication de cette prophétie qu’il donne à ses disciples, Jésus laisse entendre qu’il est donné à un petit nombre de connaître les Mystères du royaume de cieux, mais pas à tous. Il y a une élection divine, qui est aussi une illumination de l’intelligence puisqu’elle permet de voir et d’entendre, de comprendre les Mystères divins. De fait, rappelons-nous que, lorsqu’il envoie ses disciples dans les villes et villages, Jésus ne leur dit pas que leur prédication sera automatiquement bien reçue, mais elle le sera seulement par ceux qui, en leur cœur, sont déjà en attente de cette prédication. Autrement dit, c’est le Seigneur lui-même qui prépare les cœurs. Soit le message prophétique répond à leur attente, et dans ce cas la terre est bonne et la semence peut grandir ; soit le message prophétique est incompris, il en devient d’autant plus embarrassant et finit par être rejeté. Dans ce cas, la terre est parsemée de rochers et de ronces, et la semence dépérit.
Nous autres, chrétiens, ne devrions pas nous inquiéter de savoir si nous sommes élus ou pas. Dès lors que nous sommes baptisés, nous le sommes. Le baptême est une élection et une illumination du cœur et de l’intelligence : il fait de nous de la bonne terre apte à recevoir la semence de la Parole de Dieu. Il nous donne à l’entendre, et plus encore qu’à la voir : à y communier.
 
Cependant, Jésus insiste sur un point très important : « D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit. » Le point déterminant pour que la semence accomplisse sa mission, est bien entendu qu’elle porte du fruit, à raison de cent, de soixante ou de trente pour un – peu importe, mais qu’elle porte du fruit. Nous connaissons dans l’évangile plusieurs séquences où Jésus insiste sur cette nécessité que la vigne ou le figuier portent du fruit. Nous pouvons aussi penser à l’histoire du maître qui part en voyage après avoir confié des talents à ses serviteurs ; il en attend les dividendes à son retour. Alors, il fustige celui qui s’est contenté d’enterrer l’unique talent qu’il avait reçu ; il le lui retire et le donne à celui qui en a déjà dix : « À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. »
Donner à la semence de grandir et de fructifier n’est pas de notre ressort – cela provient de sa propre puissance interne, de l’Esprit Saint ; mais ce qui nous revient, c’est de lui offrir la bonne terre en laquelle elle pourra développer ses racines, terre débarrassée de cailloux et de ronces, figures de dureté de cœur et d’attachements indus et contre-productifs. Au contraire, la bonne terre est faite d’humilité et d’obéissance à la volonté du Seigneur. C’est ainsi que, serviteurs de la Parole, nous sommes transfigurés en elle-même et, par l’Esprit, nous devenons à notre tour semence. 

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