mercredi 17 février 2021

17 février 2021 - PESMES - Messe des Cendres - Année B

Jl 2,12-18 ; Ps 50 ; 2Co 5,20-6,2 ; Mt 6,1-6.16-18
 
Chers frères et sœurs,
 
L’homme a été créé par Dieu à son image et à sa ressemblance. Le péché nous a fait perdre cette ressemblance, mais il demeure en nous toujours l’image de Dieu. C’est comme une carrosserie de voiture : après un choc, elle perd sa forme – c’est-à-dire la ressemblance – mais elle demeure toujours une carrosserie : elle conserve l’image.
Ainsi donc, nous avons perdu notre ressemblance avec Dieu. Notre visage est comme déformé. Mais la volonté de notre Père est que nous soyons réconciliés avec lui par la mort et la résurrection de Jésus et le don de l’Esprit Saint. Le Christ Jésus et l’Esprit Saint ont la faculté de nous rétablir dans la ressemblance avec Dieu, et même mieux, de nous permettre d’entrer dans la communion même de Dieu.
Non seulement, il est toujours possible de se réconcilier avec Dieu, qui que nous soyons, quoi que nous ayons sur la conscience, mais en plus Dieu lui-même a donné sa vie pour que cette réconciliation entre lui et nous soit possible. C’est pourquoi Saint Paul nous exhorte, nous implore même : « Nous vous le demandons, au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! »
 
Pour nous réconcilier avec Dieu, il convient que nous répondions à son appel. Il a fait un grand pas vers nous ; nous avons un petit pas à faire vers lui. C’est la conversion, avec un repentir sincère de nos péchés. Nous ne sommes pas toujours prêts à faire la démarche de la confession sacramentelle, et nous avons parfois besoin préalablement d’y préparer nos cœurs et nos esprits.
Le carême est un temps qui nous est offert par l’Église pour effectuer cette démarche de préparation, de conversion du cœur, pour aller jusqu’à la confession sacramentelle, le cas échéant. Et être ainsi prêts pour la grande et merveilleuse fête de Pâques. Nous sommes alors comme ressuscités avec le Christ et nous partageons sa joie.
Le carême est la mise en œuvre des recommandations données par Jésus à ses disciples. Nous y retrouvons les pratiques bien connues de l’aumône, de la prière et du jeûne. Mais Jésus insiste fortement sur le caractère secret de ces pratiques : il faut qu’elles soient comme invisible aux autres, qu’elles demeurent cachées dans notre intimité avec Dieu.
 
En effet, chers frères et sœurs, lors de notre baptême, nous avons été rétablis à la ressemblance de Jésus comme prêtres, prophètes et rois. Il revient au prêtre de présenter des offrandes dans le sanctuaire de Dieu, caché au regard des fidèles, derrière le rideau du Temple. Or c’est là l’image du sanctuaire de notre cœur. En tant que prêtres à la ressemblance de Jésus, nous avons la vocation de faire dans le Temple de notre cœur des offrandes à Dieu par l’aumône, la prière et le jeûne, de manière cachée. 
Il ne s’agit donc pas là seulement d’actes de charité envers soi-même et le prochain – ce qui est déjà très bien, mais il s’agit d’abord d’une manière particulière, que seuls les baptisés peuvent réaliser, d’offrir notre action de grâce à Dieu pour les dons qu’il nous a fait, à commencer par celui de la vie et celui de notre renaissance dans son amour par le pardon gratuit de nos péchés.
 
Chers frères et sœurs, bon carême en compagnie de Jésus et de l’Esprit Saint. Soyons fidèles à notre vocation baptismale et soyons courageux en ces temps plus difficiles. Soyons joyeux de connaître le Seigneur et son chemin de pardon, et de pouvoir demeurer par sa grâce dans son amour.

 

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